La Croix du Sud
Centre d'Ophtalmologie
Spécialité
Kératocône, dystrophies, sécheresse oculaire, infections : diagnostic précis et prise en charge adaptée à chaque atteinte.
La cornée est la fine membrane transparente située à l'avant de l'œil, devant l'iris et la pupille. Elle assure deux fonctions essentielles : protéger les structures internes de l'œil et faire converger la lumière vers la rétine. Elle représente à elle seule une grande partie de la puissance optique de l'œil.
Sa transparence et sa régularité conditionnent directement la qualité de la vision. Toute déformation, opacité ou inflammation de la cornée peut donc retentir sur l'acuité visuelle, parfois de façon importante. Ces atteintes justifient un examen spécialisé et un suivi adapté.
Déformation progressive de la cornée, qui s'amincit et prend une forme conique. Elle apparaît généralement à l'adolescence et entraîne une myopie et un astigmatisme irrégulier d'évolution parfois rapide. L'arrêt des frottements oculaires est une mesure essentielle de la prise en charge. L'évolution se stabilise le plus souvent vers 35 à 40 ans.
Maladie d'origine génétique liée à la perte progressive des cellules endothéliales, la couche la plus profonde de la cornée. En dessous d'un certain seuil cellulaire, la cornée ne parvient plus à évacuer l'eau : un œdème apparaît, avec baisse de vision, vision floue au réveil et parfois douleurs.
Atteinte très fréquente du film lacrymal, responsable de picotements, sensation de sable, rougeur, fluctuations de la vision et gêne à l'écran. Elle peut retentir sur la surface cornéenne et constitue l'un des premiers motifs de consultation en ophtalmologie.
Inflammations ou infections de la cornée d'origine bactérienne, virale (notamment herpétique), fongique ou parasitaire. Elles nécessitent un diagnostic rapide, car une infection profonde peut laisser une cicatrice définitive et compromettre la vision. Le port de lentilles de contact constitue un facteur de risque reconnu.
Érosions, ulcères, corps étrangers superficiels, brûlures chimiques ou par arc électrique. Ces situations relèvent d'une prise en charge sans délai afin de limiter le risque infectieux et cicatriciel.
Le ptérygion est une excroissance de la conjonctive qui progresse vers la cornée, favorisée par l'exposition solaire. Selon son extension et son retentissement visuel, une surveillance ou une exérèse chirurgicale peut être proposée.
Examen de référence du segment antérieur. L'instillation de fluorescéine permet de révéler les lésions superficielles de la cornée.
Cartographie de la courbure et de l'épaisseur de la cornée. C'est l'examen clé du diagnostic et du suivi évolutif du kératocône.
Imagerie en coupe de haute résolution permettant d'analyser les différentes couches de la cornée et de mesurer précisément son épaisseur.
Comptage et analyse des cellules endothéliales. Examen indispensable au suivi des dystrophies endothéliales et avant certaines chirurgies.
Larmes artificielles et traitements de la surface oculaire dans la sécheresse, collyres antibiotiques, antiviraux, antifongiques ou anti-inflammatoires selon la nature de l'atteinte. La recherche et le traitement d'une allergie associée font partie de la prise en charge, notamment dans le kératocône où les frottements aggravent la déformation.
Aux stades précoces du kératocône, des lunettes peuvent suffire. Lorsque l'astigmatisme devient irrégulier, l'adaptation en lentilles rigides ou sclérales permet de recréer une surface optique régulière et de restaurer une bonne acuité visuelle.
Indiqué lorsque le kératocône est évolutif. Le principe consiste à appliquer sur la cornée une substance photosensible, la riboflavine, activée par un rayonnement ultraviolet, afin de rigidifier le collagène cornéen et de freiner la déformation. L'objectif est la stabilisation, non l'amélioration de la vision.
Segments insérés dans l'épaisseur de la cornée à l'aide du laser femtoseconde. Leur positionnement permet de régulariser la forme cornéenne dans les kératocônes de stade modéré, en particulier en cas d'intolérance aux lentilles.
Envisagée lorsque la cornée a perdu sa transparence ou sa régularité et que les autres solutions ne permettent plus d'améliorer la vision. Les techniques actuelles privilégient les greffes lamellaires, qui ne remplacent que la couche atteinte et préservent le reste de la cornée : DMEK et DSAEK pour les atteintes endothéliales, greffe lamellaire antérieure pour le kératocône. Une greffe de cornée impose un suivi ophtalmologique prolongé.
Une gêne persistante, un œil rouge ou une baisse de vision méritent un avis spécialisé. Nos praticiens vous reçoivent sur l'ensemble de nos centres.
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